Le naufrage de l’Etat de droit…

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Remarquable texte et analyse du Général (2S) Antoine MARTINEZ, copré­sident des VPF, publié sur Volontaires pour la France le 18 février 2017 et sur Minurne le 19 février 2017.

LE NAUFRAGE DE L’ÉTAT DE DROIT :
CHRONIQUE D’UNE DESCENTE AUX ENFERS ANNONCÉE

Alors que l’état d’urgence est en vigueur, le peuple français, médusé, assiste à l’embrasement d’une multitude de zones du terri­toire où la loi de la République n’est plus appliquée et dans lesquelles la police n’est plus tolérée car consi­dérée comme une force d’occupation. Ces événe­ments inaccep­tables et inadmis­sibles ne sont cependant pas une surprise. Ils sont la consé­quence de l’impuissance et de la démission des pouvoirs publics, du renon­cement des respon­sables politiques à affronter les réalités en tentant depuis des années d’acheter la paix civile, notamment dans ce qu’on appelle « les terri­toires perdus de la République », prêts dorénavant à s’embraser au moindre incident. Les gouver­nants sont arrivés aujourd’hui au point de non-retour où ils ne maîtrisent plus rien car ayant toujours un temps de retard et étant toujours dépassés par l’événement.

Dans ces condi­tions, ils pourraient très bientôt ne plus être en mesure de maintenir ou de rétablir l’ordre public avec les seuls moyens habituels, c’est à dire la police et la gendar­merie. La Cité est en feu et l’ordre public n’existe plus.

Mais cet ordre public, marqueur important de notre démocratie, ne peut régner durablement que dans la Cité évoquée par Aristote et dans laquelle les citoyens sont réunis par un choix de vie commune, cette dernière étant assurée et conso­lidée par la référence à un même passé mythique, à des héros communs, à des rites et des lois intégrées et partagées. Nous sommes loin aujourd’hui de cette Cité, car il a suffi d’une quaran­taine d’années seulement pour que l’héritage histo­rique du peuple français, vieux de deux millé­naires bercés par la Grèce et la Rome antiques et nourris par la culture judéo-chrétienne, soit mis en péril en raison de l’irresponsabilité, du manque de clair­voyance, du déni de réalité et même par la compro­mission de nos « élites politiques » qui ont exercé et qui exercent aujourd’hui le pouvoir.

Avoir laissé faire et accepté une immigration massive, incon­trôlée et injus­tifiée et vouloir intégrer des musulmans, en l’occurrence par millions, dans une société occidentale laïcisée et qui a pour fondement le chris­tia­nisme a constitué et constitue une pure folie et reste une utopie contre laquelle il va bien falloir que les Français réagissent.

Compromission, car ce quinquennat finissant qui a été qualifié de « quinquennat pour rien » a, en réalité, aggravé la situation et a été marqué par des événe­ments drama­tiques dus à des dysfonc­tion­ne­ments majeurs dans l’application de l’état de droit et à des décisions inadaptées et contraires aux intérêts de la France et de la nation française.

Il est vrai que depuis les années 1980, le principe de l’assimilation a été fortement ébranlé puis carrément attaqué par les nouveaux arrivants trop nombreux, plus soucieux de faire grandir l’oumma et refusant de se conformer aux règles et au mode vie du pays accueillant. Ils ont d’ailleurs été encou­ragés dans cette voie par les promo­teurs du droit à la diffé­rence qui ont ouvert ainsi la porte au commu­nau­ta­risme. Il faut pourtant rappeler que l’assimilation qui a été l’un des principes qui a fait la France et sa richesse jusqu’à la fin des années 1970 a eu le grand mérite de rendre la diversité vivable car elle permettait préci­sément l’avènement d’un fort sentiment d’appartenance à une nation et d’une volonté affirmée d’unité nationale qui ont forgé l’identité française. Peut-être est-il utile et néces­saire de rappeler aux contemp­teurs de cette identité qu’elle repose sur un socle qui comprend trois volets : une Histoire, une culture avec sa langue, le français, et un mode de vie que beaucoup nous envient.

Et c’est l’adhésion à ce socle, à cet héritage, à cette mémoire qui aurait dû et devrait être facilitée, favorisée et inculquée par l’école car c’est ce qui crée les condi­tions du vouloir vivre ensemble et garantit l’unité pour former des projets communs.

Mais l’école, aux mains des experts du pédago­gisme qui l’ont menée à sa ruine, ne le fait plus depuis longtemps. D’ailleurs, elle est même devenue le creuset de la libani­sation du pays. Elle a failli à sa mission depuis plus de quarante ans, sans réaction des respon­sables politiques qui se sont succédé. Pis, l’actuel ministre de l’Éducation nationale agit contre les intérêts de la nation française en favorisant, et finalement en appli­quant dans sa réforme la politique cultu­relle islamique de l’OCI en préco­nisant l’enseignement de l’islam et l’apprentissage de la langue arabe dès le CP.

Cela dit, on ne peut assimiler que des individus. Il est impos­sible d’assimiler des peuples. Mais si on en est arrivé là, c’est parce que les respon­sables politiques ont laissé se constituer, depuis de nombreuses années, ces terri­toires perdus de la République que sont ces centaines d’enclaves occupées par des popula­tions issues de l’Afrique noire et du Maghreb – et abandonnées par une grande partie des autoch­tones – où règne aujourd’hui la loi de l’islam.

Et force est de constater que cette immigration extra-européenne a été encou­ragée à refuser l’adhésion à ce socle pour imposer sa loi incom­pa­tible avec notre culture et notre mode de vie, ouvrant ainsi avec certitude, à plus ou moins brève échéance, la voie vers une future confron­tation. Il faut bien recon­naître que le nombre invalide à l’évidence tout espoir d’intégration.

Les violences urbaines actuelles le démon­trent. Les diatribes violentes et haineuses contre la France en témoi­gnent. Et l’ordre public n’existe déjà plus dans ces terri­toires perdus sans que cela émeuve nos gouver­nants. L’absence totale de réaction du gouver­nement et le laisser-faire dans ces terri­toires ces derniers jours, après une inter­pel­lation musclée de la police, conduisent à des violences urbaines inaccep­tables qui s’étendent dange­reu­sement. Cette démission de l’État favorise l’aggravation de la situation, alimente la propa­gation de la chienlit et compromet sérieu­sement le rétablis­sement de l’ordre public.

Mais faut-il s’en étonner lorsque le Chef de l’État outre­passe son rôle en se rendant au chevet d’un individu, blessé lors d’une inter­pel­lation violente qu’il a lui-même provoquée et à laquelle il a tenté de se soustraire par la force, et qu’il désigne à la vindicte publique les policiers sans attendre les résultats de l’enquête ? Ne se rend-il pas compte qu’il verse ainsi de l’huile sur le feu et participe à l’engagement de cette spirale infernale ? Comment a-t-il pu, par ailleurs, recon­naître expli­ci­tement devant deux journa­listes le péril que repré­sente l’islam – et non pas l’islamisme – puisqu’il a évoqué lui-même sa crainte d’une partition du pays, et être resté et continuer de rester inactif devant ce risque ? Quelle conception écœurante de la politique ! En vérité, il ne fait que confirmer un état de fait illustré par ces violences urbaines.

Il existe bien des enclaves sur notre terri­toire occupées par un peuple intrin­sè­quement étranger pour une grande partie au peuple français même s’il possède des papiers français et dans lesquelles la loi de la République a été remplacée par la loi de l’islam.

Et il faut en être conscient, cet autre peuple ne se sentira jamais français, et ne le mérite d’ailleurs pas. Il faut entendre sa haine à l’égard de la France.

Mais faut-il s’en étonner lorsqu’un candidat à la prési­dence de la République, en dépla­cement en Algérie où il est allé chercher son adoubement, ose affirmer que la France a commis un crime contre l’humanité avec la coloni­sation ? Faut-il lui rappeler les raisons du débar­quement des forces françaises, en 1830, en Algérie qui n’existait pas en tant que telle encore car c’est la France qui a construit ce pays ? (*)[i]

Faut-il lui apprendre – car il ne le sait pas – que l’Europe subissait depuis plus de trois siècles les actions de piraterie et l’esclavage des barba­resques menées en Méditerranée et sur les côtes européennes par la Régence d’Alger intégrée à l’empire ottoman, et que le roi Charles X, en accord avec ses homologues européens, décida d’y mettre un terme ?
Faut-il lui apprendre que lorsque les Français s’implantèrent un peu plus tard sur le terri­toire repré­senté par les actuels Tchad et République Centrafricaine pour éradiquer l’esclavage, la population séden­taire avait été en grande partie déportée par les trafi­quants d’esclaves arabo-musulmans. Et pour ajouter à la barbarie, cette dépor­tation ne s’est pas seulement limitée à la privation de liberté et au travail forcé. Elle fut aussi une véritable entre­prise génoci­daire d’extinction ethnique par castration, car ces esclaves ne devaient pas faire souche en terre d’islam !

N’est-ce pas là un vrai crime contre l’humanité ?

Et ce sont les descen­dants de ces escla­va­gistes qui veulent nous faire la morale aujourd’hui et nous obliger à la repen­tance ? Mais c’est eux qui doivent faire repen­tance !

Le constat est cruel mais impla­cable : le politique n’est pas à la hauteur de sa fonction et cette dernière a même été, au cours de l’actuel quinquennat, discré­ditée, abaissée, affai­blissant ainsi les insti­tu­tions à un moment où la situation exige l’autorité de l’État. Et cet état de faiblesse de l’État face aux menaces, notamment intérieures, constitue un accélé­rateur de la dégra­dation de la situation et de la dérive vers la confron­tation inévi­table. En effet, le risque majeur auquel sera confronté bientôt – et peut-être plus vite qu’on ne le pense – notre société pourrait bien se traduire par une totale submersion des capacités régaliennes de l’État avec des violences urbaines et des émeutes de très grande ampleur qui condui­raient à des affron­te­ments meurtriers. Et cette situation pourrait être mise à profit par les dizaines de milliers de djiha­distes et djiha­distes poten­tiels prêts à semer la mort au signal. L’impuissance et la démission de l’État ont donc bien signé la mort de l’ordre public et ouvert la voie à la violence, voire à une guerre civile ethnique.

Une tâche immense attend le prochain président de la République. Mais il ne pourra pas échapper au débat capital qui porte sur l’exercice du pouvoir et donc sur les exigences qu’il requiert. Le peuple, qui lui aura confié la destinée du pays, doit exiger de lui, notamment à un moment difficile marqué par une guerre à l’extérieur mais également et surtout à l’intérieur, d’exercer sa fonction de façon respon­sable, avec fermeté et rigueur, en ayant une vision à long terme, en sachant identifier les menaces qui guettent la collec­tivité dont il doit assurer la protection.

Et la première menace à contrer, c’est l’islamisation crimi­nelle de notre société qui conduit la nation à sa perte. Il devient donc urgent de stopper l’immigration extra-européenne et même d’inverser ce processus. 

[i] (*) Peut-on rappeler à cette occasion la perti­nente remarque de Ferhat Abbas, qui fut président du GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) « La France n’a pas colonisé l’Algérie, elle l’a fondée ».

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